A la rencontre des buralistes du Pays de Gex



Être une députée de proximité, c’est d’abord partager des moments avec les citoyens et les professionnels qui font vivre nos territoires.


A cet égard, les buralistes jouent un rôle essentiel. Ils constituent un repère dans nos communes, notamment dans les zones rurales. 41% d’entre eux exercent dans des communes de moins de 3 500 habitants.


C’est pourquoi j’ai été ravie d’accueillir dans le Pays de Gex le Président de la Confédération nationale des buralistes Philippe Coy. Avec la présidente de la Fédération de l’Ain Nathalie Daubourg, nous avons rendu visite à trois buralistes respectivement à Divonne-les-Bains, Thoiry et Saint-Genis-Pouilly.


Face au risque de désertification rurale, les buralistes se sont érigés en « commerçants d’utilité sociale » pour reprendre cette expression de Philippe Coy. Ils assument aujourd'hui de véritables missions de service public comme la vente de billets de train SNCF et surtout, depuis le 1er juillet 2020, la possibilité pour le contribuable de payer ses impôts au bureau de tabac. Cette diversification des activités s’appuie sur une aide de l’État mise en place avec la Confédération des buralistes à travers un fonds de transformation dont les financements (jusqu’à 33.000€) servent à convertir les bureaux de tabac en commerces d’utilité locale.


Au quotidien, cela renforce l’accessibilité. Les buralistes sont présents dans 3 400 communes, soit 1 600 de plus que la direction générale des finances publiques, avec en plus des horaires d’ouverture plus larges, y compris le week-end.


Autre sujet qui me tient à cœur : le respect de l’interdiction de vente des jeux d’argent et de hasard aux mineurs. C’est un véritable fléau : 35 % des jeunes 15-17 ans ont joué au moins une fois avec les conséquences que cela comporte en termes d’addiction et de comportements à risque.


En 2017, j’avais rédigé avec mon collègue Régis Juanico un rapport parlementaire sur l’évaluation de la régulation des jeux d’argent et de hasard. L’ordonnance du 2 octobre 2019 a repris nos principales conclusions, en particulier le principe de contrôle et de sanction de la vente de jeux d’argent aux mineurs. Je salue la décision de la PDG de la Française des Jeux Stéphane Pallez, avec qui je suis en relation, de multiplier les opérations de contrôle et de sanction.