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L'édito du mois

Mesdames, Messieurs,

 

C’est la rentrée pour les députés, et il faut croire que certains ont le sens des traditions car celle-ci se passe dans une ambiance de cour de récréation. Depuis la fin des vacances d’été, les polémiques s’enchainent, assurément pour le pire, le meilleur se faisant discret. On en oublierait presque que l’Assemblée nationale a face à elle des défis de taille, peut-être inédits dans son histoire. Les Français doivent être protégés de l’inflation, une guerre totale est aux portes de l’Europe et l’hiver s’annonce rude avec des pénuries d’énergie telles que le continent n’en avait jamais connu depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Plutôt que de se glisser, à des fins idéologiques, dans la vie privée de leurs petits camarades, j’exhorte mes collègues parlementaires à se saisir de ces sujets cruciaux.

À l’ombre de ces stériles envolées médiatiques, il y a pourtant de bonnes nouvelles, et des élus qui font leur travail. Il y a aussi des choix à faire pour la France, qui peuvent permettre à notre pays d’atteindre ses ambitions.

Face aux pénuries d’énergie, le Gouvernement et la majorité ont d’abord permis à notre pays de constituer ses réserves stratégiques en gaz à 100% et en un temps record. Couplées aux économies d’énergie dont les grandes entreprises et les administrations seront les premiers artisans, ces anticipations devraient nous préserver d’un hiver catastrophique.

Mais le travail des responsables politiques ne se résume pas à éviter de justesse les drames. Il nous faut aussi apprendre de nos erreurs et corriger pour l’avenir ce déficit d’énergie.

Pendant des décennies, certains militants – souvent les mêmes que ceux que l’on entend donner des leçons de morale sur les plateaux – se sont évertués à priver la France d’un de ses fleurons : la technologie nucléaire. Attisant les peurs, dénonçant à tort un outil productif couteux, ils ont hélas fourvoyé nos dirigeants qui ont cru bon, dans les années 2010, de dépouiller cette industrie pourtant prometteuse. On connait le résultat : avec 32 réacteurs à l’arrêt, notre pays qui rendait jaloux ses voisins sur le plan de l’indépendance énergétique, se retrouve contraint à importer son électricité, une année où ce n’était pas vraiment le moment.

EDF, dont la direction va être prochainement renouvelée, a donc un défi majeur à accomplir : celui de remettre notre parc nucléaire en état et de le projeter dans l’avenir.

En février dernier, le Président de la République a ainsi annoncé l’arrivée de nouveaux réacteurs. Notre département et sa centrale du Bugey pourraient profiter de ce projet qui apportera davantage d’emplois qualifiés et sera un atout pour la recherche de pointe pour laquelle on trouve dans l’Ain de nombreux acteurs.

Enfin, un parc nucléaire neuf et performant nous permettra de poursuivre nos objectifs de neutralité carbone et d’abandon progressif des énergies fossiles. Car c’est bien là notre but : offrir à nos enfants un monde propre et ralentir le réchauffement climat. Et par ailleurs, il s’agit d’une manière intelligente de produire une énergie fiable et à moindre coût.

 

Bien fidèlement à vous,

Olga Givernet

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