L'édito
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Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Certaines périodes donnent le sentiment que le temps politique s’accélère. Plus que jamais, elles nous rappellent l’importance de garder un cap.
Cette année parlementaire en a été une parfaite illustration. À l’Assemblée nationale, cette ambition s’est traduite par l’examen de textes majeurs. J’ai eu l’honneur d’être la rapporteure du projet de loi-cadre relatif au développement des transports, tandis que nos travaux ont également porté sur l’avenir de notre agriculture, à travers le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, sur la protection des enfants et sur le droit à l’aide à mourir. Des sujets très différents, mais qui traduisent une même conviction : les grandes décisions publiques doivent s’inscrire dans le temps long.
Les lois se votent à Paris, mais elles prennent tout leur sens lorsqu’elles se confrontent aux réalités du terrain. C’est pourquoi les rencontres avec les nouveaux exécutifs locaux, le Congrès national des Jeunes Agriculteurs ou encore les 3es États généraux de l’Ain ont constitué, ces derniers mois, des temps d’échange particulièrement précieux. Elles permettent d’écouter, de comparer les expériences et de construire des réponses au plus près des réalités de notre territoire.
Si le débat national peut parfois donner le sentiment de privilégier les oppositions, notre territoire démontre chaque jour qu’une autre méthode est possible. Élus, agriculteurs, entrepreneurs, associations, services de l’État et citoyens savent travailler ensemble lorsque l’intérêt général l’exige. Cette capacité à dépasser les clivages pour construire des solutions concrètes est l’une des plus grandes richesses de notre démocratie.
Cet été nous rappelle également que certains défis ne peuvent plus attendre. Les épisodes de canicule, toujours plus fréquents et plus intenses, rendent les conséquences du réchauffement climatique chaque année plus visibles. Ils nous obligent à poursuivre avec détermination la transition écologique, à adapter nos territoires et à préparer notre pays aux changements déjà engagés.
Dans une époque où tout semble aller toujours plus vite, je reste convaincue que notre responsabilité est de garder le cap, de privilégier le dialogue et de préparer l’avenir avec lucidité et constance.
Je vous souhaite à toutes et à tous un très bel été et me réjouis de vous retrouver à la rentrée pour poursuivre, ensemble, ce travail au service de notre territoire.

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