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L'édito du mois

Mesdames, Messieurs,

 

Le 19 juin dernier, vous avez été 18.398 à m’accorder votre confiance pour ma réélection. C’est près de 2.000 voix de plus qu’en 2017. Ce résultat m’honore autant qu’il m’oblige.

Il m’honore parce qu’il est le fruit d’un travail acharné, que j’ai mené avec passion 5 ans durant à vos côtés, à la recherche de solutions pour notre pays, notre territoire, nos spécificités. En me réélisant, vous venez récompenser de la plus belle manière ces efforts : avec votre confiance.

Mais si la confiance se mérite, elle s’entretient aussi et c’est en ce sens que ce résultat électoral m’oblige.

Pour les 5 prochaines années, un travail considérable nous attend. Il y a d’abord une priorité immédiate, celle du pouvoir d’achat. Face à une inflation qui s’emballe, aux prix des matières premières qui s’envolent, nous devons être solidaires, et il est de la responsabilité des élus d’offrir des réponses aussi rapides qu’efficaces. Le Gouvernement et la majorité n’ont pas perdu de temps. Dès le lendemain de l’élection, nous avons pris des mesures pour lutter contre les hausses de loyers, pour revaloriser les retraites, les minimas sociaux et le point d’indice de la fonction publique. Ces efforts sont financés, ils permettront aux plus précaires de faire face à la crise.

Et puis, il y a évidemment une priorité constante, qui doit être le fil conducteur de ce mandat : la transition écologique. Vous le savez, c’est la conjugaison de nos initiatives collectives qui nous permettra de rendre à nos enfants une planète habitable et durable. Je suis intimement convaincue que notre territoire possède des ressources exceptionnelles pour apporter sa part à l’édifice. Sur la production énergétique, nous sommes à la pointe de la production décarbonnée, avec les barrages de la CNR sur le Rhône, avec la centrale nucléaire du Bugey qui a tous les atouts pour redevenir un fleuron industriel français. Sur le traitement des déchets et des plastiques, nos entreprises locales offrent des solutions innovantes, qui sont non seulement de formidables avancées écologiques mais aussi des pourvoyeurs d’emplois de qualité et des développeurs de croissance économique.
Vous le savez peut-être déjà, je ne suis pas de ceux qui se complaisent dans la morosité ambiante, qui jouent sur les peurs et les haines pour construire leurs projets politiques, dans la critique plutôt que dans la construction.

Je pense que l’Ain comme la France, disposent des richesses humaines et naturelles nécessaires pour faire face à leurs défis et je suis persuadée que le rôle de l’élue que je suis est d’accompagner cela, pas pour poser des problèmes, pour trouver des solutions.

Cette XVIème législature est assez inhabituelle. Sans majorité absolue, le Gouvernement et la majorité à laquelle j’appartiens devront composer systématiquement avec l’opposition. C’est sûrement une chance pour notre démocratie, qui nous oblige à davantage de composition et de concertation.

Mais c’est surtout une responsabilité, pour la majorité comme pour l’opposition : celle de servir l’intérêt de la France avant celui de son camp. Certains ne semblent pas l’avoir complètement intégré et s’appliquent à élaborer intrigues et techniques d’obstruction parlementaire pour obtenir la faveur médiatique. Ils se trompent, et souhaitons qu’ils reviennent vite à la raison car ni les problématiques des Français, ni l’urgence climatique, ne souffriront d’attendre.

Vous pourrez en tout cas compter sur moi, tant sur le terrain qu’à l’Assemblée, pour défendre le projet pour lequel vous m’avez élue et pour vous représenter, promouvoir l’Europe et servir la France.

 

Bien fidèlement à vous,

Olga Givernet

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L'édito du mois

Mesdames, Messieurs,

 

C’est la rentrée pour les députés, et il faut croire que certains ont le sens des traditions car celle-ci se passe dans une ambiance de cour de récréation. Depuis la fin des vacances d’été, les polémiques s’enchainent, assurément pour le pire, le meilleur se faisant discret. On en oublierait presque que l’Assemblée nationale a face à elle des défis de taille, peut-être inédits dans son histoire. Les Français doivent être protégés de l’inflation, une guerre totale est aux portes de l’Europe et l’hiver s’annonce rude avec des pénuries d’énergie telles que le continent n’en avait jamais connu depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Plutôt que de se glisser, à des fins idéologiques, dans la vie privée de leurs petits camarades, j’exhorte mes collègues parlementaires à se saisir de ces sujets cruciaux.

À l’ombre de ces stériles envolées médiatiques, il y a pourtant de bonnes nouvelles, et des élus qui font leur travail. Il y a aussi des choix à faire pour la France, qui peuvent permettre à notre pays d’atteindre ses ambitions.

Face aux pénuries d’énergie, le Gouvernement et la majorité ont d’abord permis à notre pays de constituer ses réserves stratégiques en gaz à 100% et en un temps record. Couplées aux économies d’énergie dont les grandes entreprises et les administrations seront les premiers artisans, ces anticipations devraient nous préserver d’un hiver catastrophique.

Mais le travail des responsables politiques ne se résume pas à éviter de justesse les drames. Il nous faut aussi apprendre de nos erreurs et corriger pour l’avenir ce déficit d’énergie.

Pendant des décennies, certains militants – souvent les mêmes que ceux que l’on entend donner des leçons de morale sur les plateaux – se sont évertués à priver la France d’un de ses fleurons : la technologie nucléaire. Attisant les peurs, dénonçant à tort un outil productif couteux, ils ont hélas fourvoyé nos dirigeants qui ont cru bon, dans les années 2010, de dépouiller cette industrie pourtant prometteuse. On connait le résultat : avec 32 réacteurs à l’arrêt, notre pays qui rendait jaloux ses voisins sur le plan de l’indépendance énergétique, se retrouve contraint à importer son électricité, une année où ce n’était pas vraiment le moment.

EDF, dont la direction va être prochainement renouvelée, a donc un défi majeur à accomplir : celui de remettre notre parc nucléaire en état et de le projeter dans l’avenir.

En février dernier, le Président de la République a ainsi annoncé l’arrivée de nouveaux réacteurs. Notre département et sa centrale du Bugey pourraient profiter de ce projet qui apportera davantage d’emplois qualifiés et sera un atout pour la recherche de pointe pour laquelle on trouve dans l’Ain de nombreux acteurs.

Enfin, un parc nucléaire neuf et performant nous permettra de poursuivre nos objectifs de neutralité carbone et d’abandon progressif des énergies fossiles. Car c’est bien là notre but : offrir à nos enfants un monde propre et ralentir le réchauffement climat. Et par ailleurs, il s’agit d’une manière intelligente de produire une énergie fiable et à moindre coût.

 

Bien fidèlement à vous,

Olga Givernet