L'Assemblée Nationale vote le retour des néonicotinoïdes




En raison de l’hiver le plus doux enregistré dans le pays, et d’un printemps historiquement chaud, la maladie dite de la « jaunisse de la betterave » a été, en 2020, particulièrement virulente. La plante n’est plus exploitable par les sucreries pour en faire du sucre.


À ce jour, les solutions alternatives aux traitements à base de néonicotinoïdes, utilisées au cours de l’hiver dernier, se sont toutes révélées inefficaces.


Alors que notre pays est le premier producteur européen de betteraves à sucre, notre souveraineté et notre indépendance alimentaires se retrouvent ainsi menacées.


- Si les agriculteurs ne peuvent pas planter de betteraves à la fin de l’hiver et au début du printemps prochain, les sucreries risquent de fermer rapidement : 46.000 emplois sont menacés en France, dont 25.000 agriculteurs et 21 sucreries.

- Alors que les Français continueront de consommer du sucre dans les prochaines années, si nous n’agissons pas, nous devrons donc pour faire face à nos besoins et importer du sucre depuis la Pologne, la Belgique ou l’Allemagne, qui ont fait le choix d’utiliser de telles dérogations.


Face à cette menace de disparition de la filière nous avons fait le choix de la responsabilité en adoptant le texte autorisant, dans de strictes conditions et à titre exceptionnel, l’usage de traitements à base de néonicotinoïdes, pour l’exploitation exclusive des betteraves à sucre.


L’encadrement de cette dérogation est strict.


Le projet de loi adopté le 6 octobre, vise à déroger temporairement, jusqu’au 31 juillet 2023, à l’interdiction de principe introduite par la loi biodiversité de 2016.


Nous sommes résolument engagés dans l’objectif d’une agriculture qui ne dépend plus des pesticides. C’est pourquoi :


Cette dérogation sera exclusivement limité à la filière de la betterave sucrière

Un conseil de surveillance sera chargé du suivi et du contrôle de la recherche et de la mise en oeuvre d’alternatives aux produits phytopharmaceutiques.


Par ailleurs, un plan de protection des pollinisateurs sera élaboré d’ici à la fin de l’année afin de renforcer, pendant les périodes de floraison, leur protection et de mieux prendre en compte les enjeux associés au moment de la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques.


C'est donc en responsabilité que j'ai voté pour ce projet de loi.

À Paris

Olga Givernet - Députée de l'Ain

126 rue de l'Université - 75007 Paris

Tél. : 01 40 63 68 19

Email : olga.givernet@assemblee-nationale.fr

En circonscription

Olga Givernet - Députée de l'Ain

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